« Mater Dolorosa »

Pergolesi, Leo, Haendel, Ferrandini, Traetta

Distribution

Sopranos, Monica Piccinini & Maria Espada
Altos, Ann Hallenberg & Milena Storti
Ténors, Emiliano Gonzalez Toro & Magnus Staveland
Basses, Frédéric Caton & Jussi Lehtipuu

Les Talens Lyriques
Direction, clavecin et orgue, Christophe Rousset

 

Programme

Giovanni Battista Pergolesi (1730-1786)
Salve Regina
Leonardo Leo (1694-1744)
Judica Me Deus
Haendel (1689-1759) / Ferrandini (1710-1790)
Il Pianto di Maria : (HWV 234)
Tommaso Traetta (1727-1779)
Stabat Mater (version inédite, manuscrit de Munich)

Présentation

Les compositeurs napolitains que sont Leo, Traetta et Pergolèse font état de trois fastes générations qui se sont succédées à Naples composant l’école napolitaine, et dont Alessandro Scarlatti peut être considéré comme le grand fondateur. S’ils sont davantage connus pour leur composition d’opéras, ils ont par ailleurs à leur actif une importante composition d’œuvres sacrées, principalement composées dans leur jeunesse (sauf pour ce qui est de Leo). L’une des caractéristiques fondamentales de la musique religieuse et ecclésiastique de l’école napolitaine du XVIIe siècle réside dans le fait que le « stile antico » y côtoie le « stile moderno », le « stile a capella » présentant une sophistication contrapuntique et une polyphonie encore rigoureuses, opposé à de nouveaux concepts harmoniques, monodiques et relevant de la cantate. C’est de façon idoine que fut retrouvé à Munich le Stabat Mater à quatre voix et orchestre de Traetta. Cette œuvre magnifique, probablement composée en 1760, atteste de sa maîtrise du contrepoint et d’une inclination pour l’écriture chorale chromatique et sombre, tout en intégrant le langage harmonique napolitain hérité de Léo et de Pergolèse. Christophe Rousset & Les Talens Lyriques ont enregistré en 2002 chez Decca un disque Miserere regroupant des musiques pour la Semaine sainte de Leo. Dans ce programme, nous suivons la Pâque principalement à travers la figure de Marie.

Diaporama

  • ©
  • © DR / Monica Piccinini
  • © DR / Ann Hallenberg

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